Guide de survie : à chacun son café préféré

Il y a des choses sur lesquelles je suis visionnaire – comme par exemple sur le fait que les agrumes allaient s’emparer du monde – et d’autres où clairement, je manque de flair. Je me souviens encore de cette soirée il y a une bonne grosse dizaine d’année où mon ami “Thomas le parisien” nous invite à dîner avec ma meilleure amie Elena, aussi italienne de son état. Arrive la fin dîner, il propose un café. Enfin…Il propose de nous faire un slow coffee à la french press. Rien que cette phrase, justifie le surnom de “Thomas le parisien”, avouons. J’ai découvert bien récemment ce qu’est french press, personnellement l’ayant toujours appelé “le truc Bodum sur lequel tu appuies”. Téméraire, il a proposé cela, à deux italiennes. Qui par ailleurs, ont toujours eu comme cri de ralliement – Moka forever.

Thomas, je le taquine, mais on ne va pas le laisser comme ça… car figure-toi que la café a pris une belle place dans sa vie, comme tu pourras le lire prochainement. Il a été parmi les premiers a me mettre sur la piste que d’autres préparations de cafés sont possibles…

Vieux Monde et Nouveau Monde

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, le monde pour moi se divisait donc en 4 catégories : ceux qui font de la moka et aiment l’expresso au bar, ceux qui ne parlent que de Nespresso et ceux qui ne peuvent imaginer leur vie sans la bonne vieille machine à café filtre. Puis il y avait – un peu en périphérie – ceux qui utilisent la presse que je considérais souvent des gens hygge – tu sais, la zenitude à la Nord Europe – qui s’habillent souvent en couleurs claires (des camaïeu de couleurs crème de préférence) et qui habitent des logements impeccables. Moi des stéréotypes ? JAMAIS !

Ce monde catégorisé par les cafés que tu aimes a changé le jour où j’ai rencontré plusieurs geek du café. Des gens qui parlent en rapport de grammes d’eau et de grammes de café. des gens qui vérifient la température de l’eau et qui chronomètrent des choses…Mais des gens aussi qui m’ont sensibilisée à la qualité du café, à l’importance de savoir ce que tu bois et comment tu le bois…Ce jour-là, je me suis dit que Ninotchka devait faire tomber ses préjugés…et essayer de comprendre un peu le monde qui se cache, derrière la moka.

Préparation du café

Le monde en fait, se divise plutôt en deux catégories (n’abandonnons pas de suite les préjugés, allez !) : ceux qui veulent que ça propulse et ceux qui veulent du slow coffee. Y a-t-il des zones entre les deux ? Sûrement, je t’ai d’ailleurs parlé du polyamour en café ici. Mais avant de te lancer dans le polyamour, on va faire un petit tour de tout ce qui existe en préparation possibles du café et je suis presque sûre que tu peux découvrir une ou deux petites choses !

Par décoction : eau et café sont portés doucement à ébullition pendant plusieurs minutes. Méthode la plus ancienne et sûrement celle qui nécessite le moins de matériel. C’est comme ça qu’est préparé le café turc.
J’utilise quoi ? Une casserole…sûrement la façon la plus simple et la plus ancienne e préparer le café !

Par infusion : tu utilises une cafetière à piston, qui permet donc de séparer petit à petit le marc et obtenir ta boisson.
J’utilise quoi ?
French-press ou cafetière à piston : la plus connue est sûrement. Le petit conseil que j’ai découvert en préparant ces articles : une fois que ton café est fait, il faut lui changer de récipient, parce que sinon il va continuer à infuser et donner, au final un mauvais goût à ton café. L’autre erruer qui peut être faite


Aéropress : le plus funky à utiliser, ma découverte toute récente. Enfin mienne c’est mentir, elle m’a été mise sous le nez. Après mes premières hésitations au montage de l’appareil et après plusieurs ratages (du café de partout), j’admets prendre du plaisir à la préparation de ce café. A la fois parce que j’aime manier l’outil et aussi par le côté ludique de son emploi. Plutôt conseillé pour deux tasses de cafés !

Par lixiviation : oui ce mot est un peu complexe, mais c’est au final le café peut-être le plus habituel en France. C’est la bonne vieille cafetière française, la cafetière filtre. Mais là aussi, les choses ont évolué…Parce que non, je ne vais pas trop te parler de celle-ci mais…Ouvre-toi à la beauté si tu veux filtrer !
J’utilise quoi ?

Chemex : l’objet le plus élégant pour faire du slow coffee. C’est avec celle-ci que j’ai découvert la passion des filtres, l’importance de l’eau, de sa température. Et je suis tombée amoureuse de la bouilloire mais ça c’est une autre histoire. C’est aussi avec la chemex que j’ai compris la poésie qu’il peut y avoir le matin au réveil à te préparer un slow coffee. C’est doux, c’est élégant, c’est autre chose qu’un café par percolation.

Par percolation : l’eau – ou plus précisément la vapeur d’eau – traverse la café avent de retomber dans le réservoir : le café est prêt.
J’utilise quoi ?

Moka de toute ma vie, soit la cafetière italienne typique, dont je t’ai parlé un peu ici.

Machine à expresso, et dans ce cas on parle de percolation sous haute pression – c’est comme si l’eau venait à être propulsée dans le café avec une force de 9 bars.

Tout café est bon à prendre ?

Ah ben c’est là où ça se corse un peu – si je puis dire. Est-ce que moi la première j’en acheté que du café déjà moulu de supermarché pendant toute ma vie ? Oui. Et on ne va pas se mentir, si on commence à regarder de près les étiquettes du café, force est de constater que non, il n’y a pas beaucoup d’informations dessus pour qu’on puisse parler de traçabilité du produit. Et, j’avoue aimer de plus en plus pouvoir savoir ce que je bois ou mange…Et étant donné la quantité de café que je bois de façon hebdomadaire…Et toujours entourée de cette joyeuse équipe de toqués du café, ma têtes à commencé à entendre de plus en plus parler de grains et de café de spécialité. Est-ce que je pouvias les ignorer ? Qui je suis moi, pour passer à côté de ça ?

Grrrrrrrr – aine de café mon amour

Quand tu commences à lire le process de récolte et de séchage de café, il y a forcément un instant où tu n’as qu’une envie c’est d’aller t’immerger au milieu des champs et découvrir tout ça de tes yeux.
Je suis têtue, je crois que tu commences à le savoir. Et oui, j’avais envie de croire que non, il n’y a aucune différence entre du café déjà moulu et du café en grains pour faire du café maison. Jusqu’au jour où.
C’est le jour où j’ai décidé de voir ce que ça changerait dans ma moka. Et là, c’était la petite claque. Parce que que le café en grains change le goût de café lorsque tu le bois dans des coffee shop, tu te dis que c’est normal, parce que l’expérience est autre. Fais le test avec la machine que tu as l’habitude de boire et tu m’en diras des nouvelles baby.

Est-ce plus long ? Forcément, ça te prends 35 secondes de plus tous les matins, mais hey, ça les vaut !

Speciality quoi ?

Ou le café de spécialité. Qui t’expliquera mieux le café de spécialité que la Speciality Coffee Association ? Personne. Mais bon je peux te filer deux ou trois trucs, pour que tu aies ensuite tout loisir d’approfondir.
Ce sont des grains de café de haut de gamme, avec une qualité et un goût uniques et distinctifs, qui leur donne une qualité supérieure par rapport aux autres boissons caféinées.
L’association a mise en place un protocole de notation précis : ne peuvent être considérés café de spécialité que ceux qui obtiennent une notation supérieure à 80 sur 100; ils doivent être traçables jusqu’à la ferme où ils ont été cultivés et même leur défauts sont passées au peigne fin.

C’est né dans les années 70 aux US, mais ce n’est qu’au début des années 2000 qu’on commence vraiment à en entendre parler en Europe. Tu sais ce moment où des baristas à chignon ont commencé à apparaître ? Voilà, plus ou mois à ce moment là. Ce qui a évolué depuis les années 2000, c’est la multiplication des maîtres torréfacteurs un peu de partout en France (et pas qu’à la capitale), la création de coffee shop et torréfactions où tu peux désormais essayer de rentrer et te renseigner. Aie confiance, passe la cap de goûter !

Coffee Shop Tour

Tu les vois ouvrir ici et là dans tes villes. Même à Montbrison (Loire), on a succombé pour un coffee shop en centre ville. Ils sont souvent comfy, design et c’est facile de craquer pour une pâtisserie toute jolie qui te regarde. Et tu peux y goûter toutes ces boissons, qui des fois te challengent sur les prononciations voir même la compréhension même de ce tu bois !

Si tu as eu la chance de voyager un peu, et de pousser jusqu’à l’autre bout du monde, tous ces coffee shop doivent te rappeler peut-être l’Australie. D’histoires qu’on m’a raconté, les coffee shop poussent de tous les côtés, avec une vraie recherche à la fois du design et des recettes de café de spécialité proposées. Ça m’a intriguée ça. Pourquoi l’Australie?

Et bien figure-toi, que nous, Italiens, y sommes encore pour quelque chose. Tout du moins au début. Les immigrés italiens d’après guerre, sont arrivés sur cette Terre nouvelle avec la classique Gaggia, la belle machine à percolation italienne. C’est comme ça que le rituel du café a commencé….mais la passion pour le spécialité coffee et le soin mis pour diffuser le slow coffee, ça on le doit aux australiens !

Ah et oui, évidemment tout cela a un coût. Alors c’est comme lorsque nous t’avons parlé des pâtes al bronzo, ou des sauces tomates confidentielles : goûter c’est pour la curiosité, ça peut être une fois de temps à autre, un petit plaisir pas coupable !

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